La consommation d'énergie à l'échelle mondiale devrait croître de 53% d'ici à 2035, selon les prévisions de l'Agence américaine d'information sur l'énergie. L'importance du pétrole va diminuer au profit du gaz et des énergies vertes. A l'heure où l'énergie nucléaire est remise en cause après la catastrophe de Fukushima, le gaz naturel a, lui, le vent en poupe. Dans son étude prospective annuelle, l'agence américaine d'information sur l'énergie (EIA) estime en effet que cette source d'énergie ainsi que les énergies vertes devraient connaître un engouement tout particulier dans un monde de plus en plus énergivore. Le bureau d'étude table en effet sur une croissance de 53% des besoins en énergie d'ici 2035, en raison principalement des hausses de la demande en Inde et en chine. Dans un tel contexte, les énergies renouvelables devraient se tailler la part du lion. Alors qu'elles ne fournissent aujourd'hui que 2,8% des besoins en énergie, leur part de marché devrait passer à 15% en 2035, selon les prévisions de l'EIA. Par ailleurs, la hausse de l'offre de gaz, principalement du gaz «non conventionnel», devrait soutenir la demande pour cette source d'énergie. La hausse de consommation devrait atteindre 52% soit 169.000 milliards de pieds de cubes par an en 2035 contre 111.000 milliards en 2008. «Le gaz naturel continue à être le combustible privilégié de beaucoup de régions du monde en raison de ses faibles émissions de CO2 par rapport à celles émises par le charbon et le pétrole et de son prix attractif. Le gaz est intéressant aussi parce qu'il est apte à fournir de l'énergie aux usines de nouvelle génération», souligne l'agence d'information. Ainsi, fort de ces avantages, le gaz naturel devrait représenter 23% du mix énergétique mondial d'ici à 2035, selon l'EIA. Parallèlement, la part de marché du pétrole devrait baisser. Les énergies fossiles continueront toutefois à fournir près de 80% des besoins en énergie à horizon 2035. Le pétrole restera même la première source d'énergie d'ici 2035 mais sa part de marché devrait diminuer de 34% à 28% d'ici 2035 «en raison de prix durablement élevés qui incitent les consommateurs à utiliser d'autres énergies tels que les biocarburants». Quant au charbon, il devrait également voir sa part de marché rester stable d'ici 2035 autour de 29%. La consommation de cette source d'énergie devrait surtout croître dans les pays hors de l'OCDE.