L’Algérie a fait le « bon choix » en procédant, le 24 février 1971, à la nationalisation de ses hydrocarbures. Pour M. Nicolas SARKIS, Directeur du Centre Arabe d’Etudes Pétrolières, cette nationalisation a marqué un « tournant capital » dans l'histoire de cette industrie aussi bien en Algérie qu'au niveau mondial. « Cette nationalisation a en effet brisé le traumatisme créé dans les pays producteurs par le demi-échec de la nationalisation du pétrole iranien par l’ancien Premier ministre iranien, Mohamed MOSSADEGH dans les années 50, et elle a ouvert la voie aux mesures de nationalisation ou de prise de contrôle prises à partir de 1972 en Irak, en Libye puis dans les pays du Golfe », avait-il dit, dans un entretien accordé à l’Agence APS, à l’occasion du 41e anniversaire de la nationalisation des Hydrocarbures.
En effet, cette nationalisation s'inscrivait dans le prolongement du processus de recouvrement de la pleine et entière souveraineté nationale et la maîtrise totale des ressources naturelles que recèle le sous sol pour un développement socio-économique de l'Algérie, qui fête cette année le 50e anniversaire de son indépendance. Cette décision hautement politique intervenant neuf années après la proclamation de l'indépendance et annoncée par le défunt Président Houari BOUMEDIENE au cours d'un discours mémorable, a permis à l'Algérie de bénéficier pleinement de ces richesses pour poursuivre et consolider le processus de reconstruction du pays, au sortir de la longue nuit coloniale. A l'évidence, cette nationalisation a suscité des réactions particulièrement « négatives » tant au sein des milieux politico-économiques français, que des multinationales spécialisées dans l'exploitation et la commercialisation du pétrole et du gaz ainsi que de leurs dérivés.
Cependant, étant une Énergie non renouvelable, les hydrocarbures constituent en cette étape un enjeu déterminant dans la poursuite du développement
socio-économique de l'Algérie. Il n'empêche qu'un vaste programme portant sur les énergies renouvelables est en phase d'élaboration d'autant que les potentialités du pays en la matière sont suffisamment avantageuses pour assurer la satisfaction de la demande énergétique nationale et pour répondre aux besoins exprimés par les pays européens et de l'espace méditerranéen.
Source :Baosem N°873 du 03/07/2012