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Selon le Ministre iranien du Pétrole M. Rostam GHASSEMI : Les exportations pétrolières de l'Iran en baisse de 40% depuis mars 2012

Les exportations pétrolières de l'Iran ont baissé de 40% au cours de neuf derniers mois du fait des sanctions occidentales, a admis le Ministre iranien du Pétrole M. Rostam GHASSEMI devant des parlementaires. Interrogé par la commission du budget de l'assemblée nationale, M. GHASSEMI a également reconnu que les revenus pétroliers avaient baissé de 45% durant la même période, selon le porte-parole de cette commission, M. Gholam Reza KATEB, cité par l'agence Isna. En public, les autorités continuent généralement de minimiser l'impact de l'embargo pétrolier mis en place par les Occidentaux depuis début 2012 pour pousser l'Iran à suspendre ses activités nucléaires sensibles, et restent notamment vagues sur les chiffres. Selon les estimations de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) ou de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), les exportations iraniennes de brut sont tombées aux alentours de 1 à 1,3 million de barils par jour fin 2012 contre 2,1 à 2,4 mbj en début de cette année-là.

Cela a entraîné par ricochet une baisse de près d'un quart de la production, tombée à moins de 3 mbj, le niveau le plus bas depuis la guerre Iran-Irak dans les années 1980. Selon l'OPEP, l'Iran n'était plus fin novembre que le 4e producteur du cartel pétrolier, après l'Irak --qui lui a ravi la seconde place derrière l'Arabie saoudite-- mais aussi le Koweït. M. GHASSEMI a toujours démenti publiquement ces baisses, mais le Ministre de l'Economie Shamseddine HOSSEINI a reconnu en décembre devant les médias iraniens que les revenus pétroliers avaient chuté de 50% du fait des sanctions. »Selon le rapport (de M. GHASSEMI), les ventes de pétrole ont baissé de 40% et les recettes pétrolières de 45%» depuis le début de l'année iranienne en mars 2012, a déclaré M. Kateb en ajoutant que le ministre avait anticipé la persistance d'une «baisse significative» au premier trimestre 2013. M. GHASSEMI a par ailleurs indiqué, selon la même source, que l'Iran espérait exporter 1,5 mbj de brut lors de la prochaine année iranienne (mars 2013/mars 2014), reconnaissant ainsi l'effet durable des sanctions.

Cette perte de revenus pétroliers, aggravée par les sanctions bancaires occidentales qui gênent considérablement le rapatriement des pétrodollars iraniens, est évaluée par les experts à quelque 5 milliards de dollars par mois. Elle a été anticipée dans le budget 2013/2014 actuellement en préparation, et qui devrait être en forte contraction selon plusieurs parlementaires. Les dirigeants iraniens, qui appellent depuis plusieurs mois à la mise en place d'une «économie de guerre» pour faire face aux sanctions, ont multiplié ces dernières semaines les déclarations affirmant que l'Iran devait se préparer à vivre avec des recettes pétrolières réduites. Le président Mahmoud AHMADINEJAD a même appelé fin décembre à une réorganisation économique permettant à terme «d'administrer le pays sans recourir aux revenus pétroliers».

Source :Baosem N°924 du 15/01/2013

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