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Suite au retard pris dans le chantier de la mine d'Imouraren : Areva va offrir 35 M euros au Niger sur 3 ans

Le groupe nucléaire français, Areva s'est engagé à verser 35 millions d'euros au Niger, une «compensation» du groupe français pour une année de retard pris dans le chantier de la mine d'uranium géante d'Imouraren (nord), a indiqué récemment une source officielle. «Prenant en compte le manque à gagner générer par le report de l'exploitation d'Imouraren, Areva s'engage à soutenir financièrement l'Etat du Niger en mettant à sa disposition 35 millions d'euros, soit 23 milliards de FCFA», a affirmé Hassoumi MASSAOUDOU, le directeur de cabinet du président nigérien. «Cet effort exceptionnel, puisque c'est un cadeau, fera l'objet d'un protocole d'accord spécifique entre le ministère nigérien des Finances et Areva», a-t-il indiqué. «Cet argent est destiné à compenser une année de retard qu'accusera l'exploitation de la mine entre 2014 à 2015», a expliqué M. MASSAOUDOU. Initialement prévue en 2012, l'exploitation de la mine d'Imouraren a été repoussée à 2014. Mais lors des discussions de Paris, «Areva s'est engagé à débuter l'exploitation mi-2015», a assuré M. MASSAOUDOU. Le retard était essentiellement dû à l'enlèvement en 2010 de travailleurs français d'Areva à Arlit (nord nigérien), a-t-il soutenu.

M. MASSAOUDOU s'exprimait lors d'une conférence de presse diffusée à la télévision publique, à la suite de la publication récente par des journaux privés locaux d'un «document confidentiel» sur des discussions en novembre 2012 à Paris entre lui et les responsables d'Areva au sujet d'Imouraren. Selon lui, les 35 millions d'euros seront débloqués par anticipation en raison de 16 millions d'euros en 2013, 10 millions en 2014 et 9 millions en 2015». «Le paiement devait s'effectuer en 2015, mais nous leur avons dit que nous avons des priorités et qu'il fallait avancer le paiement», a ajouté M. MASSAOUDOU. Le Niger, qui compte parmi les grands producteurs mondiaux d'uranium mais reste l'un des pays les plus pauvres du monde, a critiqué fin octobre le partenariat historique «très déséquilibré» avec la compagnie, et a réclamé des retombées plus importantes. M. MASSAOUDOU a déclaré que «toutes les Conventions minières dont celle Imouraren» seront «renégociées en 2013» et des «négociations politiques» sont programmées «sur la question de l'uranium» avec la France.

Source :Baosem N°925 du 20/01/2013

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