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Le gestionnaire du réseau gazier espagnol Enagas s'est retiré de la compétition : EDF et Caisse des dépôts seuls en lice pour reprendre les gazoducs de TIGF


Les consortiums formés par EDF et la Caisse des dépôts sont désormais seuls en lice pour reprendre à Total sa filiale TIGF, qui gère le réseau gazier dans le sud-ouest de la France, a affirmé récemment le quotidien Wall Street Journal, citant des

sources proches du dossier.
Selon le quotidien, le gestionnaire du réseau gazier espagnol Enagas s'est retiré de la compétition, ramenant le nombre de candidats au rachat à deux. Interrogée par l'AFP, une porte-parole d'Enagas n'a pas confirmé cette information, se contentant d'indiquer que le groupe soupesait actuellement ses options concernant TIGF, et trancherait la question de son maintien ou de son retrait lors d'un conseil d'administration prévu lundi. Un retrait du groupe espagnol transformerait la course au rachat de TIGF en un duel entre deux groupements franco-étrangers. Le premier est un consortium formé autour de l'électricien français EDF, et qui inclut le fonds souverain singapourien GIC, lequel aura la plus grande participation, et le gestionnaire italien de gazoducs Snam. Le groupement rival rassemble la Caisse des dépôts française et sa filiale CDC Infrastructures, Axa Private Equity (filiale d'Axa), l'assureur Predica (groupe Crédit Agricole), l'Adia (fonds souverain de l'émirat d'Abou Dhabi), et le réseau gazier belge Fluxys.
Initialement, quatre consortiums avaient été retenus fin novembre, sur un total de sept candidatures. Mais la CDC et Axa PE, qui étaient chacun à la tête de groupements présélectionnés, avaient décidé à la mi-décembre d'unir leurs forces, ramenant le nombre de groupements en lice à trois, a rappelé à l'AFP une autre source proche du dossier. Invoquant la réorganisation des réseaux gaziers en Europe, Total a mis en vente à l'automne dernier TIGF (Transport Infrastructures Gaz France), filiale basée à Pau, qui emploie directement environ 500 salariés et exploite 14% du réseau français de gazoducs. Sa vente pourrait rapporter 2 à 3 milliards d'euros, selon les estimations qui circulent au sein du secteur. Des sources ont indiqué à l'AFP que la date de remise des offres finales avait été décalée au 4 février, alors qu'elle était au départ prévue fin janvier. Selon l'une de ces sources, ce délai a été décidé afin de laisser plus de temps aux consortiums pour boucler le financement de leurs offres.

Source : Baosem N° 927 du 27 janvier 2013

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