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Il devrait déboucher sur un investissement de plus de 10 milliards de dollars : Gaz de schiste : l'Ukraine et Shell signent un important contrat

L'Ukraine et le groupe anglo-néerlandais Shell ont signé récemment à Davos un important contrat de production de gaz de schiste qui devrait déboucher sur un investissement de plus de 10 milliards de dollars, a constaté l'AFP. Le Président ukrainien Viktor IANOUKOVITCH et le directeur général de Shell, Peter VOSER, ont signé cet accord en marge du 43ème Forum économique mondial, qui réunit chaque année dans cette station de ski suisse l'élite économique et financière mondiale. Le Ministre ukrainien de l'Energie, Edouard STAVITSKY a estimé la valeur de ce contrat à quelques dix milliards de dollars, soit un investissement sans précédent en Europe pour cette source d'énergie controversée. Le Président ukrainien a assuré que cet accord n'était que «le début» d'une plus grande coopération en matière d'énergie. L'Ukraine, qui aspire à réduire sa dépendance énergétique de Moscou, détient selon les estimations du gouvernement américain les quatrièmes réserves de gaz de schiste en Europe, après la Pologne, la France et la Norvège.
Shell va sonder 15 puits sur le gisement d'Iouzovske, dans les régions de Kharkiv et Donetsk (est de l'Ukraine), a récemment expliqué le Ministre ukrainien de l'Environnement et des Ressources naturelles, cité par le quotidien Kommersant. «Dans cinq ans, nous allons pouvoir produire plusieurs milliards de mètres cubes de gaz par an et dans 10 à 15 ans, aller jusqu'à 10 à 20 milliards» de mètres cubes, a assuré le Ministre. Le scénario optimiste de Shell prévoit une production de 20 milliards de mètres cubes de gaz par an et celui pessimiste, «au moins sept à huit milliards de mètres cubes», a nuancé M. STAVITSKY à Davos. En septembre 2011, Shell avait déjà signé avec Kiev un accord visant à investir jusqu'à 800 millions de dollars dans l'exploration et la production de gaz de schiste. Très dépendant des importations de gaz russe qu'elle juge trop onéreuses, l'Ukraine veut en réduire sa consommation et trouver des sources d'énergie alternatives. En 2012, un autre géant américain, Chevron a remporté un appel d'offres pour l'exploration du gisement de gaz de schiste d'Olesske, dans l'ouest de l'Ukraine.
En août dernier, un consortium mené par Shell et le géants pétroliers américain ExxonMobil a par ailleurs remporté un appel d'offres portant sur la production d'hydrocarbures sur le plateau continental de la mer Noire en Ukraine. Le consortium qui comprend également le groupe roumain Petrom, qui appartient à l'autrichien OMV, et l'entreprise publique ukrainienne Nadra Ukraïny, s'occupera de l'exploration du secteur Skifski du plateau située dans la partie nord-ouest de la mer Noire, à proximité de la Roumanie. Ce secteur devrait permettre de produire de 3 milliards à 4 milliards de mètres cubes de gaz par an, selon des estimations. Un parti d'opposition nationaliste, Svoboda, entré pour la première fois au Parlement en 2012, s'est d’ores et déjà opposé à la production du gaz de schiste en Ukraine, s'inquiétant des risques environnementaux qu'entraînerait selon lui la méthode de la fracturation hydraulique utilisée.

Source : baosem N° 929 du 03-01-2013

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