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Selon l’ancien Directeur du Centre arabe d’études pétrolières et de la revue « Le Pétrole et le Gaz arabes» : La consommation des énergies fossiles en passe d’atteindre le seuil tolérable .

La consommation des énergies fossiles, notamment le charbon et le pétrole qui concourent au réchauffement climatique, est en passe d’atteindre la norme tolérée par les organismes internationaux, à savoir les 450 bars de carbone par millions de particules, a averti mercredi Nicolas SARKIS. « Nous en sommes déjà à 390 bars et au rythme où ça va, ça sera extrêmement difficile de respecter cette norme et si ça continue, même en faisant les efforts nécessaires, il y a un risque énorme que la hausse de la température dans le monde, qui est actuellement de 2 degrés centigrade, passe à 3,6 degrés, avant la fin du siècle », a-t-il affirmé, lors d’une conférence sur les Perspectives énergétiques dans le monde. Pour l’ancien Directeur du Centre arabe d’études pétrolières et de la revue « Le Pétrole et le Gaz arabes», ceci est «non seulement dangereux, mais aussi irréversible» au vu des efforts en matière d’économie d’énergie «peu probable». Selon ses prévisions, les besoins énergétiques dans le monde augmenteraient dans 20 ans d’un tiers. Estimés actuellement à 12,6 milliards de tonnes/an pour les énergies primaires, ils connaitront, selon SARKIS, une hausse de plus de 4 milliards de tonnes équivalent-pétrole.
«Cela correspondrait à peu près à la totalité de la production pétrolière mondiale», a-t-il expliqué, estimant qu’il faudrait dans les 20 ans à venir, développer de nouvelles capacités de production d’énergie qui équivalent à la «totalité» des capacités actuelles de production de pétrole. L’autre défi à surmonter est celui de l’offre, a jouté M. SARKIS, selon qui y faire face de manière «intelligente» impliquerait de «ne pas aggraver le problème de la pollution». Un pari difficile à tenir, selon l’expert, qui se réfère aux conclusions de nombre d’organismes spécialisés dont l’AIE et le GEIC (Groupe d’Experts Intergouvernemental sur
l’Évolution du Climat) affirmant qu’il serait quasiment impossible de faire face à l’accroissement de la demande énergétique, induite, explique-t-il, par la croissance démographique et l’augmentation du niveau de vie, notamment dans les pays émergeants. «Pour couvrir ces besoins, on remarque que, malheureusement, la part des énergies fossiles va peu se rétrécir (de 81 à 75 %), dans les 20 ans à venir, que celle du nucléaire (12 % de l’énergie en primaire) demeurera stable, et que les énergies renouvelables finiront par s’imposer grâce à l’accroissement du prix du pétrole, aux préoccupations suscitées par le réchauffement climatique et aux politiques volontaristes de certains Etats», a-t-il prévu. La conférence «Age d’or» pour le gaz a été organisée par la Chambre de commerce franco-arabe, en présence d’experts en énergie et de personnalités diplomatiques.

Source : BAOSEM N°933 du 17/02/2013

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