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Murzuk Oil et Terrae International ont décidé de faire une «offre conjointe» : Petroplus France: deux offres de reprise fusionnées

La société libyenne Murzuk Oil et la société suisse Terrae International ont décidé de faire une «offre conjointe» de reprise de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne (Seine-Maritime) en liquidation judiciaire, selon les déclarations à l'AFP des deux partenaires. Le PDG de Murzuk Oil, indique qu'il est «annoncé à l'autorité française et aux syndicats de Petit-Couronne la fusion de deux offres» : celle de Terrae International, présentée comme une «société d'ingénierie spécialiste des activités de pétrole» et de la société pétrolière Murzuk Oil. «Cette fusion garantira le pétrole brut, la compétence ainsi que le financement», ajoute-t-il dans le communiqué, en précisant que la nouvelle structure, qui prendra le nom de Murzuk France, «garantira tous les emplois», au nombre de 470. Une «réunion de travail est prévue à Tripoli» samedi 9 mars avec le gouvernement libyen, précise-t-il. Pour sa part, M. Nicolas JEQUIER, responsable de l'offre de Terrae International, joint en Suisse par l'AFP, a estimé «plus exact de parler d'offre conjointe».

«Nous travaillons à créer en France la nouvelle compagnie mais son nom n'est pas encore finalisé», a-t-il dit. M. JEQUIER a souligné qu'il souhaitait «avancer le plus vite possible' et qu'il allait se rendre à Tripoli vendredi. Il a précisé représenter «un groupe de partenaires», qu'il n'a pas identifié» dont «deux ont une expérience dans le raffinage depuis 80 ans», ajoutant que «la société existante Terrae International a servi de véhicule pour faire une offre». Le PDG de Murzuk Oil nous a «informés qu'il fusionnait son offre avec celle de Terrae International», a aussi indiqué à l'AFP mardi le porte-parole de l'intersyndicale CGT-CFDT-CFE/CGC, Yvon SCORNET. La finalisation de cette fusion des deux offres devrait intervenir mercredi, a précisé le responsable syndical, qui a ajouté que «Murzuk sera à Tripoli samedi avec les Suisses pour rencontrer les responsables libyens et montrer qu'ils sont bien alliés et pour montrer le sérieux de leur dossier. Ils attendent des accords signés du gouvernement libyen».

«Pour nous, c'est une bonne nouvelle car ça solidifie l'une des offres», s'est réjoui Yvon SCORNET. Avec cette fusion, «ils ont le pétrole (de Murzuk, ndlr) mais aussi l'argent et les soutiens», apportés par le groupe suisse, a-t-il expliqué. Trois autres sociétés, la panaméenne Net Oil, l'égyptienne Arabiyya Lel Istithmaraat International et la chypriote FJ Energy Group ont également déposé des offres. Mais l'administrateur judiciaire a jugé le 6 février ces offres, y compris celles de Murzuk et de Terrae, insuffisantes pour être présentées au tribunal de commerce, invitant les entreprises à les améliorer et à les déposer directement auprès du tribunal. «Mais quel que soit le repreneur, il faut voir comment on va régler la période transitoire des 6-7 mois de travaux nécessaires» à un éventuel redémarrage du site, a souligné Yvon SCORNET. «Actuellement, quel que soit le repreneur, ils estiment à 110, 120 le nombre de personnes nécessaires au suivi des travaux. Pour nous, il n'est pas question de licencier les 300 ou 350 personnes qui restent», a-t-il affirmé. «Il faut que le gouvernement mette en place les moyens pour éviter ces licenciements», a-t-il poursuivi.

Source :Baosem N°940 du 12/03/2013

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