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Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en avril valait 109,95 dollars : Le brut se replie dans un marché refroidi par des chiffres chinois

Les cours du pétrole poursuivaient leur repli récemment en fin d'échanges européens, pliant sous la pression créée par des indicateurs macroéconomiques chinois décevants et par un dollar revigoré en fin de semaine dernière par des chiffres de l'emploi aux États-Unis bien meilleurs qu'attendu. Vers 17H00 GMT (18H00 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en avril valait 109,95 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 90 cents par rapport à la clôture. Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de «light sweet crude» (WTI) pour la même échéance cédait 56 cents à 91,39 dollars. «Les cours du pétrole débutent la semaine à la baisse» après la publication au cours du weekend en Chine d'indicateurs macroéconomiques «décevants», commentaient les analystes de Commerzbank.

L'inflation en Chine a atteint en février son plus haut niveau en dix mois sur un an, tandis que la croissance de la production industrielle et des ventes de détail a subi un coup de frein, des chiffres de nature à inquiéter les investisseurs sur la vigueur de la deuxième économie mondiale et qui compliquent les efforts de reprise du géant asiatique.

«Les marchés se concentrent actuellement sur les informations négatives» qui alimentent l'humeur prudente des marchés, expliquait-on chez Commerzbank. De plus, les cours subissaient toujours la pression des chiffres meilleurs que prévu de l'emploi aux États-Unis en février publiés vendredi. Les créations d'emplois se sont nettement accélérées en février aux États-Unis, où le taux de chômage officiel est tombé à 7,7%, son niveau le plus faible depuis décembre 2008, des chiffres publiés vendredi qui ont surpris les observateurs, qui s'attendaient dans l'ensemble à une stagnation des créations nettes d'emplois et à une baisse moindre du taux de chômage. En effet, «plutôt que de bénéficier, comme les marchés d'actions, de bons chiffres sur le marché du travail américain et des meilleures perspectives de demande pétrolière du plus gros consommateur d'or noir au monde, les cours du brut sont sous la pression d'un renforcement du dollar et de spéculations d'un arrêt plus rapide que prévu» des mesures de soutien de la Réserve fédérale américaine (Fed), relevaient les experts de Commerzbank.

Un renforcement du billet vert rend moins attractifs les achats de pétrole, libellé en dollar, pour les investisseurs munis d'autres devises. En outre, les mesures de soutien de la Fed à la première économie mondiale se traduisent par des injections de liquidités dans le système financier américain, ce qui stimule notamment les investissements dans les matières premières.

Source :Baosem N°942 du 19/03/2013

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