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Le Ministère de l’écologie a rejeté l’idée : EDF songe à ouvrir le capital de RTE

Le ministère de l'Ecologie et de l'énergie a rejeté l'idée d'ouvrir le capital de RTE, filiale d'EDF qui gère le réseau national de lignes à haute tension, pour désendetter l'électricien national, un scénario qui avait été évoqué par le Journal du dimanche. L'ouverture du capital de RTE n'est pas à l'ordre du jour et n'est de notre point de vue pas envisageable, a assuré à l'AFP un porte-parole du Ministère, sans plus de commentaires. Le Journal du dimanche avait indiqué qu'EDF et le gouvernement envisageaient d'ouvrir le capital de RTE, autrement dit d'en céder une partie, afin d'aider l'électricien historique à réduire son importante dette (39,2 milliards d'euros à fin décembre).

Outre des motivations financières, l'hebdomadaire dominical, qui citait une source gouvernementale anonyme, avait souligné que cela permettrait à RTE de nouer des alliances avec des partenaires européens, le gestionnaire de réseau rêvant de constituer un jour un EADS des réseaux électriques. Par ailleurs, la réglementation européenne, qui vise à empêcher les conflits d'intérêts entre les réseaux d'énergie et leurs utilisateurs, pousse leurs propriétaires traditionnels, les producteurs d'énergie, à s'en séparer.

De leur côté, interrogés par l'AFP, EDF et RTE n'ont fait aucun commentaire. RTE exploite le réseau public de transport d'électricité en France, soit 100.000 km de lignes électriques à haute tension. Conformément à la réglementation européenne, l'entreprise bénéficie déjà d'une autonomie de gouvernance, de financement et de fonctionnement, bien qu'elle reste une filiale à 100% d'EDF. Le scénario d'une ouverture du capital voire d'une cession de RTE refait régulièrement surface. Mais, au-delà du démenti ministériel, rien ne semble presser EDF (détenu à 84% par l'Etat) de mener une telle opération. L'électricien est certes fortement endetté et souffre d'une conjoncture dégradée, mais dégage d'importants bénéfices et a conforté ses finances grâce à l'accord avec le gouvernement sur le financement des énergies renouvelables et à un méga-emprunt obligataire. Reste que dans le secteur énergétique, de telles opérations sont à la mode. GDF Suez a cédé en 2011 25% du capital de sa filiale de transport de gaz, GRTgaz, à un consortium public (Caisse des dépôts, CDC Infrastructure et CNP Assurances) pour 1,1 milliard d'euros. Et le géant pétrolier Total est lui-même en train de vendre pour 2,4 milliards d'euros sa filiale de gazoducs TIGF à un consortium incluant... EDF.

Source :Baosem N°943 du 24/03/2013

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