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Le marché est toujours miné par les inquiétudes sur la zone euro : Le brut monte à New York mais piétine à Londres

Les prix du pétrole divergeaient récemment en fin d'échanges européens, piétinant à Londres -- dans un marché toujours miné par les inquiétudes sur la zone euro après l'accord sur Chypre --, mais gagnant du terrain à New York, aidé par des indicateurs américains encourageants. Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mai valait 108,16 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, cédant 1 cent par rapport à la clôture de lundi. En revanche, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTI) pour la même échéance gagnait 65 cents à 95,46 dollars. Les comportements divergents des deux prix de référence de l'or noir, "illustrent parfaitement l'écart grandissant entre l'environnement macro-économique morose en Europe d'une part et ce qui se passe de l'autre côté de l'Atlantique", commentait Toby Morris, analyste du courtier CMC Markets.

Ainsi, le Brent restait sous le coup du vif regain de fébrilité dans la zone euro, après l'accord sur le plan de sauvetage de Chypre, qui implique une ponction importante des dépôts bancaires les plus élevés, et des déclarations du président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, qui avait semblé accréditer lundi l'idée que Chypre pourrait constituer un modèle pour le reste de la zone euro.
Malgré un démenti de M. Dijsselbloem, qui a réaffirmé que Chypre restait un "cas unique", "ses propos ont provoqué une débâcle sur les marchés, et fait plonger l'euro", qui peinait à se reprendre mardi, restant au point mort dans un marché indécis, notait Tamas Varga, analyste du courtier PVM. Or, les inquiétudes sur la zone euro sont de nature à pénaliser les actifs jugés risqués, comme les matières premières, et le net renforcement du dollar intervenu ces deux derniers jours face à un euro sous pression était également de nature à rendre moins attractifs les achats de brut libellés en dollars. En revanche, le WTI échangé à New York, bien moins influencé par la conjoncture européenne, "a enregistré une nouvelle séance dans le vert, en se hissant à des niveaux plus vus depuis cinq semaines", soulignait M. Morris. Selon lui, "les bons chiffres sur les commandes de biens durables aux Etats-Unis ont été le principal catalyseur de cette hausse". Celles-ci ont en effet rebondi plus que prévu en février, effaçant leur chute du mois précédent, et alimentant l'optimisme sur la vigueur de la reprise économique dans le pays, premier consommateur de brut de la planète.

De même, autre signal positif: les prix des logements ont augmenté en janvier pour le douzième mois d'affilée aux Etats-Unis, selon l'enquête Case-Shiller publiée mardi. Le WTI était par ailleurs soutenu ces derniers jours par la récente accélération de l'activité des raffineries américaines, au sortir de leur traditionnelle période de maintenance au sortir de l'hiver, ce qui devrait doper dans les prochaines semaines la demande de brut dans le pays. Enfin, le WTI a profité du "soutien apporté par la fermeture par Shell de l'oléoduc desservant (le champ d'hydrocarbures) Eugene Island" dans le golfe du Mexique après une fuite découverte durant le week-end, rappelait M. Varga.

Source :Baosem N°946 du 02/04/2013

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