Général

Bulletin

Services

Société

Avec la fermeture de la raffinerie de Petroplus : La France ne comptera plus que 9 raffineries

Avec la fermeture de l'usine Petroplus à Petit-Couronne (Seine-Maritime), la France ne comptera plus que neuf raffineries en métropole, dont huit en activité, contre douze il y a quatre ans et plus de vingt avant les grands chocs pétroliers des années 70. Il s'agira en effet de la troisième fermeture d'une raffinerie en France après celle de Total à Dunkerque en 2010 et de Petroplus à Reichstett (Bas-Rhin) en 2011. Une quatrième pourrait suivre avec le site de l'américain LyondellBasell sur l'étang de Berre (Bouches-du-Rhône), actuellement sous cocon et également menacé d'un arrêt définitif. On a vraiment beaucoup donné en termes de restructuration. La France a été particulièrement touchée, constate le Président de l'Union française des industries pétrolières. Ouverte en 1929, Petit-Couronne était la plus ancienne raffinerie en activité en France.Avec sa fermeture, la capacité de raffinage française tombera sous les 75 millions de tonnes par an, mais restera toujours largement au-dessus des besoins. Outre la baisse lente mais régulière de la consommation de carburants, liée à l'amélioration des moteurs de véhicules et à la morosité économique en Europe, le raffinage en France souffre de la domination écrasante du gazole, qui représente plus de 80% de la consommation. Or un baril de pétrole brut contient une quantité limitée d'essence et de gazole, ce qui fait que le surplus d'essence doit être exporté tandis que la moitié du gazole consommé dans le pays est désormais importé. L'industrie du raffinage souffre de marges très basses -cela a été particulièrement vrai en 2009 et 2011- et la brève amélioration observée en 2012 commence désormais à se tasser, selon les dernières estimations de Total.

Le secteur, qui revendique environ 10.000 emplois directs et indirects, est largement dominé par Total, premier raffineur de France et d'Europe, qui compte cinq sites dans l'Hexagone: Gonfreville-l'Orcher (Seine-Maritime), Donges (Loire-Atlantique), Châteauneuf-les-Martigues (Bouches-du-Rhône), Feyzin (Rhône) et Grandpuits (Seine-et-Marne). Il a conservé une activité à Dunkerque (Nord) qui ne relève plus du raffinage. Les autres sites en activité sont ceux de ExxonMobil à Notre-Dame-de-Gravenchon (Seine-Maritime) et à Fos-sur-mer (Bouches-du-Rhône) et celui du britannique Ineos à Martigues (Bouches-du-Rhône). Enfin, une petite raffinerie de la société Sara fonctionne à Fort-de-France (Martinique). Cette vague de fermetures en suit une première, avec la disparition d'une dizaine de sites dans les années 80 après les deux chocs pétroliers de 1973 et 1979.

Source :Baosem N°951 du 23/04/2013

Accès appels d'offres

Nom d'utilisateur

Mot de passe

Mot de passe oublié ?