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Le conseil d'administration du Groupe a demandé la poursuite des travaux comme prévu : Gazprom assure poursuivre le projet Chtokman dans l'Arctique

Le géant russe Gazprom a assuré récemment continuer à travailler au projet d'exploitation de l'immense gisement gazier de Chtokman, dans l'Arctique russe, malgré de nouvelles spéculations concernant un possible report sine die. Le conseil d'administration a demandé la poursuite des travaux comme prévu par le projet, indique le géant public russe dans un communiqué publié à l'issue d'une réunion de son conseil d'administration. Il précise mener des expertises qui doivent être achevées fin 2013-début 2014 avant d'être analysées par la société et les pouvoirs publics. Chtokman, l'un des rares gisements gaziers géants au monde à ne pas avoir encore été exploité, renferme des réserves estimées à 3.800 milliards de mètres cubes. Mais, situé en mer de Barents, au nord du cercle polaire, il est techniquement très difficile à exploiter.

Après des mois de rumeurs d'abandon de ce projet au coût considérable, Gazprom et son partenaire français Total ont reconnu fin mars devoir revoir leur copie et travailler à un nouvel accord. Total avait précisé alors qu'il s'agissait de reprendre des études techniques pour déterminer si le projet peut être rendu plus rentable. Un responsable du groupe russe, M. Andreï KROUGLOV, a récemment évoqué publiquement la possibilité que le projet soit repoussé aux générations futures. L'agence officielle Itar-Tass, citant une source anonyme, rapportait lundi que Gazprom envisageait de renoncer à la construction d'une usine de liquéfaction du gaz sur place. A la place, il serait envisagé d'écouler le gaz de Chtokman via le gazoduc Nord Stream qui relie la Russie à l'UE via la mer Baltique, ainsi que par l'usine de liquéfaction prévue sur les côtes de la Baltique. Gazprom ne peut tout simplement pas geler le projet Chtokman dans la mesure où Vladimir Poutine a promis publiquement de le réaliser, commentait mardi le quotidien Kommersant.

L'accord initial entre les trois partenaires, Gazprom (51%), le norvégien Statoil (24%) et le français Total (25%), avait expiré le 30 juin 2012 sans que les trois groupes n'aient trouvé un terrain d'entente sur le cadre technologique et financier entourant le développement futur du gisement. Statoil avait ensuite formellement rendu sa part dans le consortium Shtokman Development. Pour les analystes de VTB Capital, le projet n'est pas justifié économiquement s'il est développé dans les conditions fiscales actuelles et ne sera pas lancé avant 2020.

Source :Baosem N°968 du 25/06/2013

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