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Le groupe a dégagé un bénéfice net de 919 millions d'euros, contre 1,18 milliard d'euros l'an passé : EON : recul des bénéfices dans un marché difficile

Le numéro un allemand de l'énergie EON a continué à souffrir au deuxième trimestre dans un marché toujours difficile, selon des chiffres publiés récemment, et anticipe toujours des vents contraires dans les mois à venir. L'environnement reste houleux pour les producteurs d'énergie, a commenté lors d'une conférence téléphonique le patron du groupe, M. Johannes TEYSSEN. Compte tenu de ceci, les performances d'EON continuent d'être conformes à ses attentes, a précisé le groupe. Depuis la fermeture abrupte de plusieurs centrales nucléaires allemandes en 2011 et la décision de renoncer totalement à cette technologie à l'horizon 2022, EON est à la peine. L'essor des renouvelables, les prix très bas en Europe des certificats d'émission de CO2 et de l'électricité en gros ajoutent à ses malheurs. Entre avril et juin, le groupe de Düsseldorf (ouest) a dégagé un bénéfice net de 919 millions d'euros, contre 1,18 milliard d'euros l'an passé, selon son rapport financier, et son chiffre d'affaires a reculé à 28,76 milliards d'euros, contre 29,67 milliards en 2012.

Sur les six premiers mois de l'année, période de référence pour les analystes, l'excédent brut d'exploitation (Ebitda), étalon de ses prévisions, a baissé de 15% à 5,7 milliards d'euros. Il a fait toutefois mieux que les 3,8 milliards d'euros attendus par le consensus d'analystes compilé par DowJones Newswires. La performance était d'autant mieux accueillie en Bourse, où l'action prenait 2,78% à 12,57 euros à 12H50 GMT, que les résultats de l'an dernier avaient été gonflés par une indemnité versée par Gazprom dans le cadre d'un litige sur le gaz. Le groupe a confirmé ses objectifs pour 2013. Son Ebitda devrait reculer à un niveau compris entre 9,2 et 9,8 milliards d'euros, contre 10,8 milliards d'euros dégagés l'an dernier. Son bénéfice net récurrent est attendu dans une fourchette allant de 2,2 à 2,6 milliards d'euros, contre plus de 4 milliards en 2012.

Cette prévision est clairement sujette à des risques, a précisé le directeur financier M. Markus SCHENK, estimant qu'il n'était sûrement pas très vraisemblable d'arriver au point le plus haut de la fourchette de prévisions communiquée. La situation n'est pas prête de s'arranger dans le métier traditionnel d'EON, la production fossile de courant, et d'autres dangers pointent à l'horizon, par exemple une réforme de l'énergie en Espagne, a expliqué M. TEYSSEN. EON cherche depuis plusieurs années de nouveaux relais de croissance sur d'autres continents, et a réalisé de gros investissements récemment au Brésil et en Turquie. M. TEYSSEN a indiqué que le groupe allait sérieusement étudier la possibilité de transférer certaines de ses centrales européennes, notamment à gaz, dans d'autres pays, par exemple en Turquie. Les centrales à gaz d'EON, mais aussi de son concurrent RWE, opèrent à perte du fait de la concurrence des renouvelables -- subventionnés -- et du charbon bon marché. Les deux groupes en ont éteintes plusieurs, selon le quotidien allemand Die Welt.

Source :Baosem N°984 du 20/08/2013

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