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Avec l’achèvement du programme 2010-2014 : Le taux national de raccordement au gaz atteindra 60%

Le taux national de raccordement au réseau de gaz naturel atteindra "60% à l’horizon 2014", a indiqué récemment à Blida le président directeur général de la Société de distribution de l’électricité et du gaz du Centre (SDC), M. REDOUANE Yacine Reda. "La moyenne nationale est actuellement de 47%. Avec l’achèvement du programme 2010-2014 on atteindra un taux de 60%", a-t-il souligné, en marge d’une séance d’ouverture des plis des offres techniques de ce programme quinquennal, organisée à l’école technique de formation en électricité et gaz de Blida, ajoutant que "l’effort se poursuivra à l’avenir pour améliorer davantage la situation". Plus de 500 entreprises nationales ont déposé leurs offres techniques, a fait savoir le même responsable. Interrogé sur le retard enregistré dans l’entame du programme, le PDG de la SDC a expliqué que cela est dû essentiellement au "changement du mode de gestion" de ce genre de programmes.

"Auparavant, les projets étaient réalisés sur la base de conventions entre le Ministère des Finances et le Groupe Sonelgaz. Mais, aujourd’hui la gestion des fonds est confiée au Ministère de l’Energie et des Mines qui signe des contrats avec Sonelgaz chargée de la réalisation", a-t-il indiqué à cet effet. Actuellement, les appels d’offres sont lancés "après l’achèvement des études techniques des projets, alors que cela se faisait auparavant sur la base d’estimations de programmes", a expliqué M. REDOUANE. "Nous sommes optimistes quant à l’achèvement de ce programme dans les délais prévus, les entreprises algériennes ayant acquis un capital d’expérience qui leur permet de relever ce défi", a-t-il rassuré. Cette première tranche du programme quinquennal 2010-2014 porte sur la réalisation d’un total de 251.203 branchements à travers 184 localités et près de 400 quartiers et lotissements sociaux, a fait savoir le même responsable, précisant que le montant alloué à ce projet est de l’ordre de "270 milliards de DA".

L’ouverture des offres techniques relatives au programme de raccordement au réseau de l’électricité s’est faite au mois de mars passé, a, par ailleurs, affirmé M. REDOUANE, faisant état de son "optimisme concernant l’achèvement de l’ensemble des projets avant la fin de l’actuel quinquennat". D’autre part, concernant le gaz butane, la Société nationale de commercialisation et de distribution des produits pétroliers (Naftal) a renforcé ses moyens pour répondre à la demande nationale en gaz butane durant l’hiver. Plusieurs actions sont engagées depuis octobre dernier et portent, essentiellement, sur le renforcement des dispositifs de distribution et de stockage de gaz butane. Il s’agit dans ce sens de la multiplication des points de vente de bonbonnes de gaz pour atteindre actuellement 8.000 points relevant de Naftal et d’opérateurs privés et d’optimiser les capacités de transport routier et même maritime de gaz.

Une dizaine de micro-centres enfûteurs pour le remplissage local de bouteilles à gaz sont opérationnels avec une capacité journalière de 1.600 bonbonnes chacun, alors que 42 centres enfûteurs sont actuellement en service à travers le territoire national et travaillant à plein régime (24 heures sur 24) et plus de 500.000 bonbonnes sont mises chaque jour sur le marché.

La mise en place, dés le mois d’octobre 2012, de ces capacités a été effectuée à l’issue de l’identification par Naftal, en collaboration avec les Assemblées populaires communales (APC) et les comités de proximité des villages. La demande nationale en gaz butane est aujourd’hui de 450.000 bouteilles/jour, en nette baisse par rapport à l’hiver 2011-2012 où un pic de plus de 700.000 bouteilles par jour a été enregistré.

S’agissant de l’exportation du gaz notamment vers les pays européens, le secrétaire général de l’Union internationale du gaz (UIG), M. Torstein INDREBO a estimé que l’Algérie dispose des capacités de production pour augmenter ses exportations de gaz vers l’Europe du sud avec la reprise économique dans ce continent, qui va soutenir la demande gazière. L’Algérie exporte vers l’Europe via trois gazoducs que sont Enrico Mattei ou le GME, reliant l’Algérie à l’Italie via la Tunisie, Pedro Duran Farell (GME), la reliant à l’Espagne via le Maroc et Medgaz qui fait transiter du gaz directement de Beni Saf vers Almeria, sur la côte espagnole.

Selon les données obtenues par l’agence APS auprès de la délégation algérienne ayant participé à la conférence mondiale du gaz qui s’est tenue du 4 au 8 juin à Kuala Lumpur en Malaisie, les exportations algériennes de gaz par gazoducs ont atteint 35,7 milliards de M3, soit 69% de ses exportations gazières globales. En 2011, elle a exporté 27,3 milliards de M3 de gaz sous forme liquéfié, portant ses ventes globales de gaz vers l’étranger à 52 milliards m3. Environ 90 % de ses ventes de GNL sont destinées à la France, la Turquie, l’Italie et l’Espagne.

Source :Baosem N°986 du 27/08/2013

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