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M. Youcef YOUSFI l’a annoncé au cours d’une conférence de presse : L’Algérie a augmenté ses réserves gazières grâce à de nouvelles grandes découvertes

L’Algérie a réussi à augmenter ses réserves de gaz grâce à de nouvelles grandes découvertes, qui vont renforcer ses capacités d’exportation, a annoncé récemment le Ministre de l’Energie et des Mines, M. Youcef YOUSFI. "Cette année, avec le programme d’intensification de l’exploration, le Groupe Sonatrach a réalisé des découvertes, dont certaines sont très importantes et extrêmement prometteuses, qui ont permis déjà d’augmenter les réserves" de gaz, a déclaré le Ministre au cours d’une conférence de presse organisée par le Groupe Sonelgaz. L’une de ces découvertes importantes "a été réalisée très récemment par le Groupe Sonatrach dans une région faiblement explorée, ce qui permet d’entrevoir des perspectives prometteuses dans cette région", a ajouté M. YOUSFI, qui n’a pas fourni de détails sur ces nouvelles découvertes en indiquant que le Groupe Sonatrach ferait une annonce à ce sujet prochainement. "Nous consommons 31 milliards de m³ par an avec une augmentation constante de 2 milliards de m³ annuellement. Nos réserves et particulièrement celles de gaz naturel sont en train d’augmenter et cet effort (d’intensification) d’exploration va continuer", a-t-il ajouté. Grand producteur de gaz et dérivés, l’Algérie dispose d’environ 4.000 milliards de m³ de réserves de gaz naturel et produit environ 80 milliards de m³ par an. Les exportations algériennes de gaz tournent annuellement autour de 50 milliards de m³, essentiellement vers l’Europe. Le secrétaire général de l’Union internationale du gaz (UIG) M. Torstein INDREBO avait affirmé que l’Algérie dispose des capacités de production pour augmenter ses exportations de gaz vers l’Europe du sud avec la reprise économique dans ce continent, qui va soutenir la demande gazière. "L’Afrique du nord, particulièrement l’Algérie a les capacités pour augmenter ses exportations de gaz vers l’Europe du Sud avec la reprise économique qui va doper la demande", avait indiqué M. INDREBO, cité par la revue britannique Petroleum économist, qui avait consacré un numéro spécial à la 25ème conférence mondiale du gaz qui s’est tenue du 4 au 8 juin à Kuala Lumpur en Malaisie.

Par ailleurs le quatrième appel d’offres pour l’exploration des hydrocarbures qui devrait intensifier cet effort d’exploration sera lancé prochainement. Actuellement il est en cours de préparation par l’Agence nationale de valorisation des hydrocarbures (Alnaft), selon le Ministre. M. YOUSFI a d’autre part affirmé que la date de la création de la première centrale nucléaire en Algérie était toujours maintenue pour 2025. "A long terme le nucléaire est nécessaire pour couvrir nos besoins en énergie. (...) en fait c’est vers l’horizon 2025 que nous espérons voir la réalisation de la première centrale nucléaire". L’option du nucléaire nécessite toutefois une bonne préparation que le secteur de l’Energie est en train de mener en formant la ressource humaine. L’Institut algérien de génie nucléaire qui a ouvert cette année est chargé de former les ingénieurs et les techniciens qui devraient faire fonctionner cette centrale. M. YOUSFI avait assuré que l’Algérie disposait de réserves suffisantes pour faire fonctionner une centrale nucléaire.

Les réserves prouvées de l’Algérie en uranium avoisinent quelque 29.000 tonnes, de quoi faire fonctionner deux centrales nucléaires d’une capacité de 1.000 Mégawatts chacune pour une durée de 60 ans", selon des chiffres déjà annoncés par le Ministère de l’Energie et des Mines. Le choix de recourir, en partie, au nucléaire pour la production de l’électricité a été préconisé dans le souci de réduire la facture coûteuse de la production de cette énergie à partir des énergies renouvelables, dont le programme de développement se chiffre à 100 milliards de dollars. La demande en électricité a connu une progression fulgurante ces dernières années, atteignant 15 à 20%, selon les chiffres avancés récemment par le Ministre. En 2013, le secteur va mettre en service des capacités de production supplémentaires de 2.500 MW, notamment avec la mise en service de la centrale de Koudiet Eddraouch qui vont porter l’offre nationale en électricité à 12.500 MW.

Le secteur prévoit de faire augmenter sa production en électricité à 15.000 MW en 2014 et à 25.000 MW en 2017, a indiqué le Ministre en parlant des projets du Groupe Sonelgaz visant à relever le défi de satisfaire la demande nationale. Pour 2014, le Groupe Sonelgaz va également installer 500 MW de photovoltaïque à travers 20 wilayas du pays. Par ailleurs, le Ministre de l’Energie et des Mines, M. Youcef YOUSFI a indiqué que le rythme de la croissance de la consommation de carburants en Algérie a nettement baissé en juillet 2013 comparé à juillet 2012. La croissance de la consommation a baissé à 1,8% en juillet dernier contre 9% en juillet 2012, selon les chiffres fournis par le Ministre. La croissance annuelle de la consommation des carburants s’est maintenue à la hausse depuis 2010 avec 9% de progression avant qu’elle entame une baisse en juillet dernier. L’Algérie consomme 12 millions de tonnes de carburants par an, alors que sa demande interne progresse d’un million de tonnes chaque année, poussant le pays à importer des quantités d’essence et de gasoil pour satisfaire cette demande grandissante.

Un vaste programme lancé par le gouvernement devrait porter les capacités nationales de raffinage de brut à 60 millions de tonnes contre 25 millions de tonnes actuellement. Le programme comprend la réhabilitation des raffineries existantes et la réalisation de cinq nouvelles raffineries.

Source :Baosem N°992 du 17/09/2013

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