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Ces importations pourraient s'élever jusqu'à 40 millions de tonnes par an : Le Japon pourrait importer du gaz de schiste du Canada

Le Japon pourrait conclure un accord avec le Canada pour lui acheter du gaz de schiste, afin de diversifier son approvisionnement en pleine disette nucléaire post-Fukushima, ont affirmé les médias nippons. Les importations nippones de gaz de schiste canadien pourraient s'élever jusqu'à 40 millions de tonnes par an selon des sources gouvernementales nippones, a rapporté le quotidien Yomiuri Shimbun. Cela représente plus de 45% du volume de gaz naturel liquéfié (GNL) importé par le Japon en 2012. Les livraisons pourraient débuter en 2020, d'après l'agence de presse Kyodo News, tandis que le quotidien économique Nikkei assure qu'elles commenceraient dès la fin 2018. Le Premier Ministre japonais M. Shinzo ABE, qui mène une diplomatie énergétique frénétique, devrait conclure cet accord lors d'une rencontre avec le Premier Ministre canadien M. Stephen HARPER à Ottawa, où M. ABE a fait escale dans le cadre d'une visite de cinq jours en Amérique du Nord. Les deux hommes devraient évoquer de possibles aides nippones pour favoriser l'exportation de GNL canadien vers le Japon, selon la télévision publique japonaise NHK.

Tokyo pourrait notamment apporter son aide à la construction au Canada de pipelines pour transporter le gaz des sites d'exploitation jusqu'aux ports d'embarquement, et soutenir aussi la mise en place d'infrastructures de transformation du gaz de schiste en GNL. Troisième puissance économique mondiale, le Japon est le premier consommateur de GNL de la planète. L'archipel paye pourtant un prix plus élevé que les pays européens ou nord-américains, les contrats en Asie étant souvent négociés à long terme et indexés sur les prix du pétrole, avec des tarifs in fine plus élevés que sur le marché du gaz à court terme. Les autorités japonaises déplorent que cet état de fait perdure malgré une production mondiale de GNL en constante augmentation, notamment grâce au boom de l'exploitation du gaz de schiste aux Etats-Unis.
Cette situation est d'autant plus pénalisante pour le Japon qu'il a dû fortement augmenter ses importations de gaz naturel pour compenser l'arrêt de son parc nucléaire après la catastrophe de Fukushima de mars 2011. Aucun des 50 réacteurs de l'archipel n'est aujourd'hui en fonctionnement par mesure de précaution. Les centrales thermiques au GNL, qui produisaient un tiers de l'électricité japonaise avant l'accident nucléaire de 2011, en fabriquent désormais la moitié. Cet accord gazier avec le Canada interviendrait après la conclusion récente de deux autres accords avec les Etats-Unis, portant sur la livraison de 6,7 millions de tonnes de gaz de schiste par an au Japon à partir de 2017. En multipliant ce type de contrats, le Japon espère pouvoir négocier des prix plus bas.

Source :Baosem N°996 du 01/10/2013

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