Général

Bulletin

Services

Société

L'Algérie compte exploiter son interminable gisement solaire et éolien : L’ambitieux programme pour le développement des énergies renouvelables

Le Ministère de l’Energie et des Mines a adopté un important programme pour le développement des énergies renouvelables qui s'étale sur les deux prochaines décennies. A travers ce programme, l’Algérie a entamé un ambitieux processus de transition vers des énergies alternatives et propres. Notre pays compte exploiter son interminable gisement solaire et éolien pour contribuer à la réponse aux besoins internes en électricité et exporter une partie de cette énergie vers des pays européens. La volonté de développer ce segment avait été explicitement affichée par le Président de la République, M. Abdelaziz BOUTEFLIKA, qui insiste sur l'importance à accorder à la diversification des sources d'approvisionnement énergétique du pays par la mise en œuvre d'un programme national des énergies renouvelables. « Si nous devons, naturellement, poursuivre l'extension et le renouvellement de nos réserves d'hydrocarbures, il nous appartient aussi de diversifier les sources d'approvisionnement énergétique du pays, par la mise en œuvre du programme national des énergies renouvelables », avait-il affirmé lors d'une réunion tenue avec le Ministre de l'Energie et des Mines, M. Youcef YOUSFI. Dans ce cadre, il faut noter qu’une soixantaine de centrales solaires photovoltaïques, solaires thermiques, fermes éoliennes et centrales hybrides seront réalisées à l’horizon 2030. D’ici la même échéance (2030), environ 40% de l'électricité destinée à la consommation nationale sera produite à partir de sources d'énergie renouvelables. La production nationale d'électricité à partir de sources d'énergies renouvelables sera réalisée en trois phases, à savoir le lancement de projets pilotes pour tester les technologies disponibles (2010-2013), puis l'évaluation de la première phase (2013-2015) avant le déploiement du programme à grande échelle (2016-2020). A ce titre, plus de 37% d'électricité seront produits grâce à l'énergie énergie solaire d’ici 2030. Pour ce qui est de l'énergie solaire thermique (CSP), deux projets pilotes de 150 MW chacun sont prévus pour 2011-2013 et quatre centrales avec stockage d'une puissance de 1200 MW (2016-2020). Une centrale hybride de 150 MW dont 25 MW en solaire a été mise en service à Hassi R’mel en juillet 2011. Pour sa part, le potentiel éolien devrait permettre la production de 3% d'électricité d'ici 2030, la première ferme éolienne de 10 MW ayant été lancée à Adrar en 2012. En parallèle, des unités expérimentales en géothermie, dessalement des eaux saumâtres et climatisation à partir de l’énergie solaire continuent d’être installées.

En matière d'efficacité énergétique, les objectifs fixés consistent en l'augmentation de 20% la part de marché du GPL/C dans le parc automobile d'ici 2020 et la mise en circulation de 100 bus au GNC à Alger à titre d’essai d’ici 2013 avant la généralisation de l’opération à d’autres grandes villes du pays. Afin d'accompagner toutes ces mesures incitatives à l'utilisation des énergies propres et renouvelable, une usine de fabrication des modules photovoltaïques d’une capacité de 120 MW/an devrait entrer en service fin 2013 à Rouïba (Alger). Le Programme national de développement des énergies renouvelables (PNR) prévoit une production de 22.000 MW d'électricité de source renouvelable, notamment solaire et éolienne, destinée au marché intérieur, en plus de 10.000 MW supplémentaires à exporter pour les 20 prochaines années. Ceci correspond à 40% de la production globale d'électricité d'ici 2030 et le double de la capacité actuelle du parc national de production d'électricité.

Une série de mesures destinées à accompagner la mise en œuvre de ce plan national de développement des énergies renouvelables est envisagée par les pouvoirs publics notamment la réduction des droits de douanes à l'importation d'équipements liés à l'industrie des énergies renouvelables, l'exonération de certaines taxes (surtout la taxe sur la valeur ajoutée) au profit de producteurs d'électricité tirée de ressources non fossiles et la facilitation de l'accès au foncier industriel. En parallèle à la mise en œuvre de cet ambitieux programme, l'Algérie s'est engagée dans un vaste processus de coopération internationale dans le même domaine et dont l'adhésion à l'initiative Desertec constitue le plus important exemple. Ainsi, un mémorandum d'entente avait été signé début décembre à Bruxelles entre le Groupe Sonelgaz et l'entreprise allemande Desertec initiative (Dii). Le renforcement des échanges d'expertise technique, l'examen des voies et moyens pour l'accès aux marchés extérieurs et la promotion commune du développement des énergies renouvelables en Algérie et à l'international sont au cœur de ce partenariat stratégique scellé à l'issue de plusieurs mois de consultations entre l'Algérie et les initiateurs de Desertec.

Source :Baosem N°1000 du 20/10/2013

Accès appels d'offres

Nom d'utilisateur

Mot de passe

Mot de passe oublié ?