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Son bénéfice net a reculé au troisième trimestre, souffrant de la récente réforme énergétique en Espagne : Gas Natural veut croître en Amérique Latine

Le groupe énergétique espagnol Gas Natural a vu son bénéfice net reculer au troisième trimestre, souffrant de la récente réforme énergétique en Espagne, et concentrera une grande partie de sa stratégie 2013-2015 sur son expansion en Amérique Latine. Entre juin et septembre, son bénéfice net a baissé de 2,3% à 340 millions d'euros. Mais la présentation d'un plan stratégique qui se veut volontariste, avec 5,2 milliards d'euros d'investissements prévus d'ici 2015, a plu à la Bourse de Madrid: à 12H30 GMT, le titre grimpait de 1,54% à 17,76 euros, à rebours de la tendance du marché (-1,21%). Alors que le gouvernement espagnol vient de rajouter des taxes à la production d'énergie, l'entreprise voit son chiffre d'affaires trimestriel baisser de 3,3% à 5,78 milliards, tandis que son excédent brut d'exploitation (Ebitda) diminue de 2,9% à 1,23 milliard. Sur les neuf premiers mois de l'année, le groupe parvient toutefois à afficher une légère hausse de 0,4% de son bénéfice net, à 1,12 milliard, une progression de 1,4% de ses ventes à 18,68 milliards et un Ebitda de 3,87 milliards, 1% de plus qu'il y a un an.
Gas Natural attribue ces hausses à l'apport des activités internationales (+5,1%), qui représentent déjà 44,5% du total de l'Ebitda du groupe, et à son profil d'activités équilibré. Car en Espagne, le groupe souffre, affichant un Ebitda dans la vente d'électricité en chute de 10% et un Ebitda de la distribution électrique de 3%, malgré les mesures de réduction de coûts adoptées et en raison de l'impact des derniers changements fiscaux et réglementaires dans les activités de production et distribution d'électricité. Sur le seul troisième trimestre, Gas Natural chiffre l'impact de ces mesures à 50 millions d'euros. En conséquence, le groupe annonce actualiser son plan stratégique 2013-2015 pour l'adapter au nouveau cadre réglementaire et économique: principale nouveauté, il prévoit désormais une chute dans l'activité de l'électricité en Espagne, tant en production/commercialisation comme en distribution. Prenant en compte les différentes réformes du secteur énergétique approuvées ces dernières années par le gouvernement espagnol, il table sur un impact brut annuel, sur son Ebitda, de quelque 600 millions d'euros à partir de 2014. Rien que sur 2014, il anticipe un impact de 180 millions. Mais il continue de miser, entre autres, sur une croissance ou une stabilisation de son Ebitda dans la distribution de gaz en Europe et dans ses activités en Amérique Latine. Le groupe veut donc s'appuyer sur l'étranger, dont il espère tirer 45% de son Ebitda en 2015, contre 43% fin 2012. Il va investir au total 5,2 milliards d'euros d'ici 2015, à raison de 1,7 milliard par an, et ces investissements se centreront sur les activités de gaz (production, ndlr) et distribution de gaz en Europe, ainsi que sur l'expansion organique (c'est-à-dire, en croissance interne et donc sans acquisition, ndlr) des activités du groupe en Amérique Latine. Pour contrer les effets d'un marché espagnol difficile, le groupe accentue son effort de réduction de coûts, visant 300 millions d'euros d'économies en 2015. D'ici 2015 il se montre prudent, n'augmentant pas son taux de dividende et tablant sur une stabilisation ou légère croissance de l'Ebitda, au-dessus des 5,2 milliards d'euros, et du bénéfice net, autour de 1,5 milliard. Il prévoit d'améliorer son ratio dette nette sur PIB pour le ramener à 2,5, en se disant comme objectif prioritaire la réduction de sa dette, de 16 milliards d'euros en 2012 à quelque 13 milliards en 2015.

Source :Baosem N°1006 du 12/11/2013

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