Général

Bulletin

Services

Société

Le gouvernement prévoit d'utiliser environ 17 milliards d'euros de ses revenus pétroliers publics : La Norvège va puiser un peu plus dans sa manne pétrolière

La Norvège va puiser un peu plus que prévu dans son immense manne pétrolière sur fond de ralentissement de l'économie nationale, a annoncé récemment le nouveau gouvernement de droite. Arrivé au pouvoir le mois dernier, le gouvernement minoritaire qui regroupe conservateurs et droite populiste (FrP) prévoit d'utiliser environ 139 milliards de couronnes (17 milliards d'euros) de ses revenus pétroliers publics, soit 3,9 de plus que l'ex-coalition de gauche. Cette somme servira essentiellement à des allègements fiscaux, notamment la suppression des droits de succession et un abaissement du taux d'imposition sur les bas revenus. Cette décision a été annoncée dans le cadre de la présentation des amendements apportés par la nouvelle équipe au projet de budget 2014 présenté le mois dernier par la gauche, juste avant son départ. L'Etat norvégien place normalement l'intégralité de ses revenus pétroliers dans un énorme fonds de pension public, devenu au fil du temps le plus gros fonds souverain de la planète avec près de 600 milliards d'euros d'actifs.
Pour équilibrer son budget autrement déficitaire, le gouvernement peut ponctionner jusqu'à 4% du fonds, soit le rendement estimé de cette énorme manne investie en actions et obligations ainsi que dans l'immobilier hors de Norvège. Bien que le FrP ait plaidé pour l'abolition de ce plafond afin de réduire massivement les impôts et d'investir davantage dans les infrastructures, sa chef, devenue ministre des Finances, observe l'orthodoxie budgétaire exigée par les autres partis. Les ponctions dans le fonds représenteront l'an prochain 2,9%, un niveau très éloigné du maximum autorisé et inchangé par rapport à celui proposé par l'ancien gouvernement. La croissance de l'économie continentale (hors pétrole, ndlr) semble avoir ralenti récemment. Ça peut être passager mais ça peut aussi être dû au fait que la croissance est freinée par le niveau élevé des coûts et au fort endettement des ménages, a noté Mme Jensen. Les prévisions de croissance ont été encore revues à la baisse, à 2,0% cette année (contre 2,2% précédemment) et à 2,5% en 2014(contre 2,7%).

Baosem N° 1007 du 17/11/2013

Accès appels d'offres

Nom d'utilisateur

Mot de passe

Mot de passe oublié ?