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Afin d'accompagner le développement rapide des énergies renouvelables : Électricité: RTE veut doubler les capacités d'interconnexion de la France en 10 ans

RTE, le gestionnaire du réseau électrique à haute tension, a indiqué récemment qu'il souhaitait doubler en 10 ans les capacités d'interconnexion de la France avec les réseaux des pays frontaliers afin d'accompagner le développement rapide des énergies renouvelables. Ces interconnexions, qui permettent d'échanger du courant entre pays, pourraient croître de 10 gigawatts à l'horizon 2023, a précisé la filiale autonome d'EDF en présentant son plan décennal d'investissement, d'un montant de 15 milliards d'euros. Actuellement, la France a des capacités d'interconnexion de 10 gigawatts. Dans les 10 ans, sont à l'étude ou en projet (...) 10 GW d'interconnexions supplémentaires, a indiqué M. Michel DUBREUIL, Directeur du développement et de l'ingénierie de RTE. Avec la montée en puissance des énergies dites vertes (éolien, solaire...), les bouquets énergétiques des pays évoluent, et donc les flux entre les pays changent, a expliqué M. DUBREUIL. Le gouvernement français s'est ainsi fixé pour objectif de réduire de 75% à 50% à l'horizon 2025 la part du nucléaire dans la consommation française d'électricité.

Le fonctionnement intermittent des énergies renouvelables nécessite aussi d'augmenter les capacités d'échange pour compenser les déficits et excédents de production de courant. RTE prévoit de mettre en service une liaison supplémentaire entre la France et l'Espagne à travers l'Est des Pyrénées en 2015 (Inelfe), et une autre entre la Savoie et le Piémont, en Italie, en 2019. Des liaisons vers l'Espagne via le Golfe de Gascogne et vers la Grande-Bretagne sont prévues en 2020, tandis que d'autres sont à l'étude, avec la Belgique, l'Allemagne et la Suisse. Au total, RTE, dans son plan décennal actualisé, prévoit des investissements de 1,5 milliard d'euros en moyenne chaque année pour créer ou renforcer quelque 10.000 kilomètres de liaisons à haute ou très haute tension en France ou avec les pays frontaliers. Ces travaux devraient générer plus de 13.000 emplois, selon RTE, dont le plan sera soumis à consultation publique jusqu'à la fin de l'année. Le gestionnaire entend également renforcer la solidarité électrique entre régions françaises, confrontées à de grandes disparités en termes de production de courant. Actuellement, des régions comme Rhône-Alpes produisent deux fois plus que ce qu'elles consomment, et d'autres comme la Bretagne ne produisent que 10% de ce qu'elles consomment, a relevé M. Michel DUBREUIL. Des concertations sont en cours pour de nouvelles liaisons entre Lille et Arras, Lyon et Montélimar ou une ligne sous-marine en Midi-Provence. Le maillage du réseau sera également renforcé en Bretagne et en Provence-Alpes-Côte d'Azur (PACA), des péninsules électriques où l'alimentation reste fragile, selon RTE. Les dépenses liées au réseau à haute tension représentent aujourd'hui environ 10% des factures d'électricité des Français. Cette proportion ne devrait guère varier ces prochaines années, malgré les nouveaux projets de RTE, a assuré M. DUBREUIL.

Source :Baosem N°1009 du 24/11/2013

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