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C’est ce qu’a déclaré le PDG du groupe anglo-néerlandais au Président Russe : Shell veut étendre ses activités en Russie

Le PDG du géant pétrolier anglo-néerlandais Royal Dutch Shell, M. Ben VAN BEURDEN, a déclaré récemment au Président russe M. Vladimir POUTINE qu'il souhaitait étendre les activités de sa compagnie en Russie. Nous avons une vision à long terme de la coopération avec votre pays et nous voulons rester un partenaire fiable sur le long terme, a indiqué M. VAN BEURDEN à M. POUTINE, cité par les agences russes. Il a expliqué au Président russe que Shell souhaitait étendre la plate-forme pétrolière et gazière Sakhalin-2 (Extrême-Orient), qui fournit déjà du gaz naturel liquéfié au marché asiatique. Ce projet est détenu en majorité par le géant russe Gazprom, tandis que Shell en est le principal actionnaire minoritaire. Je pense que c'est le moment idéal pour étendre ce projet, a ajouté Ben VAN BEURDEN. M. POUTINE a exprimé sa satisfaction et promis que les autorités russes apporteraient le soutien administratif approprié au projet, selon les agences. La réunion entre les deux hommes, qui s'est déroulée dans la résidence de M. POUTINE en périphérie de Moscou, reflète les efforts du Kremlin à l'égard des grandes entreprises européennes avec lesquelles Moscou veut conserver des liens étroits malgré les tensions politiques liées à la situation en Ukraine. M. Vladimir POUTINE avait déjà eu une réunion similaire le 26 mars avec M. Joe KAESER, le patron de l'allemand Siemens. Ce dernier avait alors rassuré le président russe en évoquant un plan d'investissement à long terme en Russie. Face à l'aggravation de la crise en Ukraine, l'Union européenne réfléchit à un renforcement des sanctions prises à l'encontre de Moscou. Certains pays ayant d'importants intérêts en Russie tels que l'Allemagne, les Pays-Bas ou l'Italie, sont réticents, craignant que leurs économies nationales n'en soient affectées.

Par ailleurs, la Turquie, qui est très dépendante de la Russie pour son approvisionnement énergétique, a l'intention de demander une baisse de prix pour le gaz qu'elle lui achète, a annoncé le Ministre de l'Energie. L'accord que nous avons avec la Russie nous donne le droit de revoir les prix dans les mois qui viennent, a expliqué le Ministre, M. Taner YILDIZ, à des journalistes à Ankara. Nous allons donc présenter nos demandes sur ce point à la Russie et aux responsables de Gazprom, a-t-il ajouté. Le numéro deux de Gazprom, M. Alexandre MEDVEDEV, doit rencontrer des responsables turcs. La Turquie et la Russie ont des échanges croissants en matière de commerce et d'énergie. La Turquie dépend de la Russie pour la plus grande part de son approvisionnement en gaz et en pétrole, et les importations d'énergie sont l'une des causes principales de l'important déficit des comptes courants. En 2010, c'est également avec Moscou qu'Ankara a signé un accord pour la construction de la première centrale nucléaire en Turquie, à Akkuyu, dans le sud du pays.

Source :Baosem N°1055 du 27/04/2014

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