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Il est en baisse de 5,9% : GDF Suez réalise un chiffre d'affaires de 22,8 milliards d'euros au 1er trimestre

GDF Suez, affecté par une perte colossale l'an dernier, a confirmé récemment ses objectifs pour 2014 malgré une baisse de ses résultats au 1er trimestre, pénalisés par un hiver doux qui a pesé sur la demande de gaz. Le groupe français de l'énergie a réalisé un chiffre d'affaires de 22,8 milliards d'euros sur les trois premiers mois de l'année, en baisse de 5,9% (-4,8% à périmètre et taux de changes constants), tandis que l'excédent brut d'exploitation (Ebitda) a reculé de 15,6% (-11,5% en organique) à 4,2 milliards d'euros, plombé également par des prix déprimés sur le marché européen de l'électricité. Le recul s'explique essentiellement par l'impact défavorable du climat sur les ventes de gaz, a expliqué le groupe dans un communiqué, le premier trimestre 2014 ayant été très doux en Europe et notamment en France alors que le premier trimestre 2013 avait été particulièrement froid. GDF Suez était tombé dans le rouge en 2013, avec une perte nette de 9,7 milliards d'euros attribuable à la détérioration durable et profonde du marché énergétique sur le Vieux Continent. Le groupe avait été contraint de procéder à près de 15 milliards d'euros de dépréciations d'actifs de production d'électricité et de stockage de gaz, confronté à une demande faible et à la concurrence accrue du charbon et du courant d'origine renouvelable.

Il a toutefois confirmé ses objectifs pour cette année, à savoir un résultat net récurrent (hors exceptionnels) de 3,3 à 3,7 milliards d'euros, sur base d'un Ebitda compris entre 12,3 et 13,3 milliards. Hors effet climat et un rattrapage tarifaire en 2013, l'Ebitda serait d'ailleurs resté stable au premier trimestre, a fait valoir GDF Suez. Le groupe prévoit également 6 à 8 milliards d'euros d'investissements nets en 2014, un ratio dette nette sur Ebitda inférieur ou égal à 2,5. Fin mars, la dette nette atteignait 26,7 milliards d'euros, doit 2,5 milliards de moins que fin 2013.
Pour le dividende, GDF Suez a confirmé un taux de redistribution de 65-75%, avec un minimum de 1 euro par action, alors que les actionnaires réunis lundi en assemblée générale ont approuvé un montant de 1,5 euro par action au titre de 2013. Ils ont également validé le principe d'une majoration de 10% du dividende, à partir de 2017 (pour l'exercice 2016), pour les actionnaires fidèles qui justifient, à la clôture d'un exercice, d'une inscription nominative depuis deux ans au moins. Cette majoration est plafonnée à 0,5% du capital social pour un même actionnaire. En mars, GDF Suez et neuf autres grands énergéticiens européens avaient réitéré leurs critiques contre une politique européenne qui augmente selon eux la facture énergétique, décourage les investissements et accroît les émissions de CO2.

Ils plaident pour une réduction des subventions aux énergies renouvelables matures, comme le solaire et l'éolien, et recommandent notamment de remettre le marché du crédit-carbone au cœur du mécanisme de réduction des émissions, en évitant l'interférence de décisions politiques. GDF Suez souhaite toutefois augmenter, entre 2009 et 2015, de 50% ses capacités installées dans le renouvelable, pour passer de 14.000 mégawatts à 20.000 mégawatts, en incluant l'hydroélectricité, a indiqué son PDG Gérard Mestrallet aux actionnaires. Il a rappelé que le groupe souhaitait être l'énergéticien de référence sur les marchés en forte croissance et le leader de la transition énergétique en Europe.

Source :Baosem N°1059 du 06/05/2014

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