Général

Bulletin

Services

Société

Après des résultats mieux que prévu au premier trimestre : ExxonMobil confirme son engagement en Russie

Le géant pétrolier américain ExxonMobil a indiqué récemment poursuivre ses activités comme prévu en Russie, sous le coup de sanctions occidentales, après avoir fait mieux que prévu au premier trimestre. Les projets que nous avions préparé pour cette année sont en cours et se poursuivent comme prévu, a déclaré lors d'une conférence téléphonique M. David ROSENTHAL, vice-président du groupe. Mais bien entendu, nous respecterons toutes les sanctions, a-t-il ajouté. En Russie, le principal partenaire d'ExxonMobil est Rosneft. Les deux groupes travaillent sur un projet d'usine de liquéfaction du gaz sur l'île de Sakhaline, dans l'Extrême-Orient russe. Cette usine aura une capacité initiale d'environ cinq millions de tonnes par an de gaz naturel liquéfié.

Ce gaz a pour vocation d'être vendu essentiellement dans les pays de la zone Asie-Pacifique, de plus en plus friands en énergie. ExxonMobil et Rosneft sont également liés par un accord de partenariat stratégique en matière d'exploration pétrolière dans l'Arctique russe, en mer Noire ainsi qu'aux Etats-Unis et au Canada. Le groupe américain a aussi redit qu'il était toujours intéressé par un projet de production du gaz naturel dans le nord-ouest de la mer Noire. Le Britannique Shell s'est retiré de ce projet, dont les deux groupes discutaient avec les autorités ukrainiennes. Sur le terrain financier, ExxonMobil a dégagé un bénéfice net de 9,1 milliards de dollars au premier trimestre, en baisse de 4% sur un an. Cette performance se traduit par un bénéfice par action, qui sert de référence à Wall Street, de 2,10 dollars, soit 22 cents de mieux que la prévision moyenne des analystes.

Le chiffre d'affaires a reculé de 1% à 106,8 milliards de dollars, quand le marché espérait le voir grimper à 109,8 milliards. ExxonMobil a profité d'une baisse de 28% de ses dépenses, passées de 11,7 milliards de dollars au premier trimestre 2013 à 8,4 milliards de dollars de janvier à mars derniers. Les bénéfices ont également été gonflés par le renchérissement des prix du gaz naturel, dont il est l'un des principaux producteurs aux Etats-Unis, après un hiver extrêmement rude en Amérique du nord. A la Bourse de New York, le titre a baissé de 0,98% à 101,41 dollars. Le gros des bénéfices est dû à la météo aux Etats-Unis et il n'est pas sûr que ça se reproduise ont commenté les analystes de BMO Capital Markets. ExxonMobil a fait état d'une diminution de ses volumes de production due à l'expiration d'une licence et à un temps doux en Europe et plus particulièrement aux Pays-Bas où il a des actifs.
La production totale, exprimée en barils équivalent pétrole, a reculé de 5,6% comparé à un an plus tôt. Sa production de liquides (pétrole, gaz liquéfié, pétroles bitumeux...) a souffert entre autres de la perte d'une concession d'exploitation à Abou Dhabi, et est tombée à 2,148 millions de barils par jour (-2% sur un an). ExxonMobil souligne toutefois avoir réussi à améliorer la rentabilité de sa branche production-exploration, qui au final affiche un bénéfice en hausse de 11% à 7,8 milliards de dollars. Dans le raffinage et la distribution en revanche, le bénéfice a presque été divisé par deux (-47%) à 813 millions de dollars. Le groupe invoque des marges plus faibles, principalement dans le raffinage. ExxonMobil a par ailleurs indiqué avoir démarré la production dans le projet très attendu de GNL en Papouasie Nouvelle-Guinée, d'un coût de 16,8 milliards de dollars.

Source :Baosem N°1060 du 11/05/2014

Accès appels d'offres

Nom d'utilisateur

Mot de passe

Mot de passe oublié ?