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Pour faciliter l'exploitation du gaz et des huiles de schiste : Londres envisage une réforme du droit de propriété.

Les autorités britanniques envisagent d'assouplir la réglementation sur la propriété du sous-sol pour faciliter l'exploitation du gaz et des huiles de schiste alors qu'un rapport gouvernemental fait état de plusieurs milliards de barils d'équivalent pétrole sous forme d'huiles de schiste dans le sud du pays. Les réserves pétrolières de la mer du Nord s'épuisant, gaz et huiles de schiste sont perçus comme une alternative pour limiter la dépendance énergétique du pays. Un rapport réalisé par l'institut géologique britannique (British Geological Survey), publié récemment, évalue les réserves jusqu'à 8,57 milliards de barils avec une estimation moyenne de 4,4 milliards. La Grande-Bretagne a pompé environ 45 milliards de barils de pétrole des gisements de la mer du Nord depuis les années 70 dont la production n'a cessé de diminuer au cours des dix dernières années.
"La Grande-Bretagne a besoin de plus d'énergie produite sur son sol. La mise en valeur des schistes apportera de l'emploi et des opportunités d'affaires", a déclaré vendredi le ministre de l’Énergie Michael Fallon dans un communiqué. Les techniques de fracturation hydraulique utilisées pour l'exploitation des gaz et huiles de schiste ont toutefois suscité de vives critiques en raison des risques d'atteinte à l'environnement qui leur sont imputés et certains pays comme la France ou la Bulgarie les ont interdites. En Grande-Bretagne, des marches ont été organisées pour s'y opposer ainsi que des tentatives pour perturber les travaux entrepris par des compagnies pétrolières et gazières. Leur utilisation dans le sud de l'Angleterre, où domine le Parti conservateur, pourrait ne pas être sans conséquence politique pour la principale formation de la coalition au pouvoir.
Le projet du gouvernement d'autoriser les compagnies à forer en dessous de 300 mètres sans autorisation préalable des propriétaires et d'au moins 1.500 mètres en cas de fracturation hydraulique est soumis à consultation jusqu'à la fin du mois d'août. Les compagnies exploitantes ont proposé une compensation financière complémentaire de 20.000 livres en plus des 100.000 livres et des 1% de royalties déjà prévus par puits pour les collectivités locales concernées, a dit vendredi le gouvernement. En l'état actuel de la législation, les compagnies doivent obtenir une autorisation de chacun des propriétaires de la zone concernée par un forage, un processus qui peut prendre des mois voire plus.

Source : Baosem N°1068 du 01/06/2014

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