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Selon le géant gazier Gazprom : L'Ukraine doit payer ses dettes avant toute nouvelle négociation

Le géant gazier Gazprom a réaffirmé récemment qu'il refusait toute nouvelle négociation avec l'Ukraine tant que Kiev n'aura pas réglé ses dettes, mettant en garde contre des problèmes de livraisons vers l'Union européenne dans les mois à venir. En ce qui concerne la suite des négociations, il n'y a pas matière à discuter, a déclaré le directeur général de Gazprom M. Alexeï MILLER lors d'une conférence de presse. Il faut d'abord rembourser les dettes, a-t-il martelé. Face au refus de Kiev de régler ses factures à un prix jugé trop élevé, Gazprom a décidé le 16 juin qu'il ne livrerait plus de gaz tant que l'Ukraine n'aura pas réglé ses dettes (plusieurs milliards de dollars) et payé en avance ses importations. Le prix actuel (485 dollars pour 1.000 m3, sans équivalent en Europe) est honnête parce qu'il figure sur le contrat, qui est compréhensible et transparent, a souligné M. MILLER.
Près de la moitié du gaz russe livré à l'UE transite par l'Ukraine, ce qui fait craindre des perturbations des livraisons, comme lors des conflits gaziers de 2006 et 2009. M. MILLER a indiqué que le transit se faisait actuellement sans interruption mais que l'Ukraine puisait dans ses réserves souterraines qui servent pendant l'hiver à assurer la fluidité du transit. Le problème actuellement n'est pas visible mais deviendra très aigu dans quelques mois, a-t-il souligné.

Par ailleurs, le géant gazier russe Gazprom a menacé de réduire ses livraisons aux compagnies européennes qui fournissent du gaz à l'Ukraine en flux inversé pour compenser l'interruption des livraisons russes. Depuis la coupure du gaz russe le 16 juillet, l'Ukraine s'est tournée vers l'Europe pour organiser des livraisons en flux inversés, c'est à dire recevoir une partie du gaz russe que les pays européens (Pologne, Hongrie, Slovaquie) importent.
Pour l'instant, ces livraisons ne portent que sur des petits volumes, mais Kiev compte les développer. Nous surveillons attentivement la situation, a indiqué le directeur général de Gazprom M. Alexeï MILLER lors d'une conférence de presse. Notre gaz russe reste sur le territoire ukrainien. Physiquement, il n'y a pas de flux inversé, a-t-il affirmé. Gazprom a toujours dénoncé un schéma d'inversion virtuelle des flux qui verrait l'Ukraine se servir en fait dans les livraisons destinées à l'Europe transitant sur son territoire, avec l'assentiment des compagnies européennes qui le lui facturent à un prix inférieur à celui fixé par Moscou. Arrivera un moment où nous réduirons nos livraisons vers les points où nous constaterons des flux inversés, a ajouté M. MILLER, précisant que cela concernait des compagnies européennes.

Source :Baosem N°1080 du 06/07/2014

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