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Suite au succès de l'exploitation du gaz de schiste aux Etats-Unis : Pays gaziers : ruée vers l'évaluation des réserves non conventionnelles

Le succès de l'exploitation du gaz de schiste aux Etats-Unis a incité de nombreux pays gaziers à évaluer leur potentiel de réserves, en préparation à l'exploitation de cette énergie non conventionnelle. Aux Etats-Unis, l'explosion de la production gazière à partir des Shales, a permis à ce pays de déclasser la Russie en 2009, en devenant le premier producteur mondial de gaz. Depuis environ trois ans, les quantités extraites des shales représentent 20% de la production globale américaine et pourraient en représenter la moitié d'ici à 20 ans, selon des experts. Ces réserves étaient inexploitables mais deux innovations techniques ont bouleversé la donne: le forage horizontal et la fracturation hydraulique. En 2006 les forages se sont multipliés dans le bassin de Barnett au Texas où se situe l'essentiel des réserves américaines de shale pour atteindre 6.200 puits contre 523 puits en 1996. Les découvertes récentes de gaz de schiste au Canada ont provoqué une forte augmentation des estimations de gaz naturel récupérable dans ce pays.

En 2009, un rapport du gouvernement canadien estime ce potentiel gazier à 1.000 milliards de pieds cubes de shale exploitable. Il existe un certain nombre de zones propices à l'exploitation comme la Colombie-Britannique, l'Alberta, l'Ontario et la Nouvelle Ecosse. Au Québec, toute la vallée du Saint-Laurent est prospective pour développer les Shales de l'Utica. Bien que l'Europe ne produise pas de gaz de schiste à l'heure actuelle, le succès américain dans ce domaine a incité les géologues dans plusieurs pays à examiner le potentiel de production de leurs propres schistes. Le géant norvégien Statoil, impliqué dans une co-entreprise avec Chesapeake Energy pour produire le gaz de schiste du Marcellus dans le nord-est des Etats-Unis, a manifesté son intérêt à mettre les connaissances qu'il a acquises pour développer des projets en Europe. Un autre géant énergétique, Gazprom, a annoncé en 2009 qu'il envisageait l'achat d'un producteur américain de gaz de schiste afin d'acquérir une expertise qu'il pourrait utiliser pour développer le potentiel de la Russie. Pour les autorités russes, le développement du pétrole de schiste est une nécessité pressante afin de maintenir le niveau de production de la Russie pour les moyens et longs termes. Les réserves russes en pétrole de schiste pourraient être énormes avoisinant, selon les premières estimations, les 75 milliards de barils. Dans le Barnett au Texas, le groupe français Total participe quant à lui à une co-entreprise avec Chesapeake Energy, alors que l'italien Total a acquis une participation dans le Quicksilver Ressources. Le vieux continent renferme d'importants gisements de schiste dans le nord de la France ainsi qu'en Allemagne et aux Pays-Bas. La Pologne, qui importe les deux tiers de son gaz naturel de la Russie a annoncé en 2010 son intention de mener des travaux de prospection du gaz de schiste avec l'aide de ConocoPhilips et Lane Energy. Des travaux récents indiquent que la Pologne renferme d'importantes ressources de gaz de schiste. Si ces estimations sont exactes, elles pourraient accroître considérablement les réserves prouvées de l'Union Européenne et réduire les importations de gaz de la Russie. Au Royaume-Uni la compagnie Eurenergy Corporation a annoncé son intention de forer des puits de gaz de schiste dans le bassin Weald, situé dans le sud l'Angleterre.

Source :Baosem N°1087 du 03/08/2014

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